Boston c'était le patron de la marque qui pouvait me convaincre de l'essayer, comme il  me fallait un bagage avion qui puisse faire vaguement office de sac-à-main, ses proportions me paraissaient adéquates et on ne va pas se le cacher, c'était un bon prétexte.

Comme je commence à avoir pas mal de sacs à mon actif, ce n'est pas sur les explications que j'ai perdu du temps, par contre, l'enduit et le simili, clairement, ces matières sont mon enfer sur terre. 

L'idée était de taper dans mes stocks, ce qui a été le cas pour les tissus, ça fait bien fifille d'autant que les photos ne rendent pas justice au passepoil rose fluo. Pas contre, j'ai dû faire un plein de mercerie, mes zips et mes anneaux n'ayant pas un coloris assortis et je dois dire que mon combo a réuni toutes les matières les plus pénibles de mon stock, à savoir de la sangle avec des brins métalliques au top pour l'éffilochage, l'enduit au toucher un peu gras qui glisse mal sous le pieds, bref, c'était un défi flagellation ce sac mais avec une bonne dose de paillettes parce que c'étaient les seules couleurs qui passaient sans quoi, je n'aurais pas cumulé à ce point.

Bon d'accord, ce n'était pas l'idée du siècle le satin asiatique, c'était même une bonne grosse galère, espérant éviter le drame, je n'ai pas lésiné sur la triplure, j'ai même triplé en épaisseur moyenne avant de thermocoller la ouatine pour éviter les bosses. Le fait est que le tissage se contracte beaucoup à la chaleur et mes morceaux ont passablement réduits car je ne l'avais lavé qu'à   30°c donc mes pièces ne correspondaient plus tout à fait, sans compter que les marges sont incluses dans le patron mais je fais toujours du 0,5 cm et j'avoue ne pas avoir regardé préalablement combien de marge elle considérait et bingo, c'est 1 cm.

J'ai utilisé la méthode que j'ai apprise sur le sac week-end de MCM qui n'est pas de MCM, le soucis c'est qu'avec mes triplures et mon satin tout filocheur, c'était un peu chaud de finir sur cette techique d'autant que la poche intérieure est grande et libre mais je trouve que j'obtiens des résultats très moyens lorsque je me contente de mettre la doublure à l'intérieur et ferme sur le zip. Le problème de cette 1ère  méthode, c'est que quand on se gaufre sur les marges, ben faut se farcir une bonne grosse tranche de découds-vite saupoudré de rogne et de dépit car mes pièces cotés ne collaient pas. Au final, c'est un mixte des deux techniques et franchement, avec un coton ça l'aurait fait, mais le satin a pris cher à force d'être tourné/retourné.

Bilan, le résultat est correct sans plus, les dimensions sont assez convenables pour que je puisse passer mon pc, une trousse de toilette et un change + chaussures, pour le sac à main, le format serait ok si j'étais une instagrameuse blonde à la silhouette erratique et que je l'avais fais en teintes monochromes. Dans mon cas, ça fait plutôt bagage de gonzesse défonsée à l'extrait de licorne avec la paupière qui tressaute. La forme rectangle me change un peu de mes sacs polochons de LMV. Mais franchement, je  ne vais pas resigner tout de suite pour coudre du sac. Ca tombe bien, il y a carnaval.

J'ai un vrai doute sur la longévité du sac entre les matières fragiles et le fait que les sangles ne tiennent que sur l'enduit, même si j'ai triplé et opté pour un fil polyester.

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