Quelle promesse...

J'ai habillé mes gars, tous ? Non, un seul résistait encore et toujours à mes élans couturesques... 

Et je te me l'ai coincé sous le fallacieux prétexte d'un mariage Muahahahahaha ( je suis Le Mal ) comme on n'est pas de la famille, pas besoin d'avoir l'air d'un cintre dans un costard qui brille avec le col amidonné qui te rentre dans les oreilles, des gens plutot à la bonne franquette, alors il fallait trouver un intermédiaire, on va pas y aller en jean-everyday, mais pas la peine de faire de gros frais non plus.

Mon furet, est plutot du genre...classique et fringues techniques, je passe sur mon regard horrifié lorsqu'il me sort le tish de course à pied ou la polaire spéciale force 7 isotherme 70, mais je m'estime heureuse, il ne porte pas non plus d'écharpe ou de sweet au nom de son équipe preférée ( bon sans doute parce qu'il s'en tamponne le coquillard du foot ) ou de vieux cuir parfumé au camboui et comme repasser les chemises m'emmerde vraiment au dela de ce que je saurais exprimer, on a trouvé un genre d'équilibre en 20 ans de dressing commun. Ceci dit, l'entrainer sur la pente de ma fantaisie vestimentaire a tendance à lui provoqué des sueurs froides, mais quand je lui ai montré le bubu avril 2013 avec son gilet retro j'ai su que j'avais marqué des points ( même si au départ, avec une expression d'effroi à peine dissimulée, il a cru que je lui montrais la veste version "môssieur l'instituteur à la pagnol" du même numéro ).

Ce gilet ( le 136 ), est en taille longue...Ce qui impliquait une toile car pour ce gilet qui est vaste, bah oui, du 44 pour un furet qui fait un 40 c'est pas la fête, je voulais du motif, au départ, je pensais à un prince de galle, mais je n'ai rien trouvé qui me bottait, ( car non, le furet n'avait pas son mot à dire ) et de fil en aiguille, je jetais mon dévolu sur l'Hélium de Petit Pan humm miam, surmontait mon aversion pour les planches burda qui piquent les p'tits noeils et font mal au crane ( mais OU est la pièce n° 4 nom d'une crotte de mouton ) et me jetait à l'eau assez sure de moi.

J'ai fais une magnifique toile dans un tissu récupéré de ma grand-mère, à lui tout seul, mon furet a changé de couleur, mais je n'étais pas d'humeur à me faire la main sur un tissu à 20 balles le mètre, Etonnamment, la longueur était bonne, par contre, après avoir cherché des solutions de patronnages pour réduire cette largeur de façon équilibrée et esthetique ( sans succès, aucun livre, aucun site, aucun tuto pour réduire un patron homme )  je renonçais et pensais m'en tirer avec la ceinture dos,  

Mais ce n'était que le début d'un parcours semé d'embuche et de frustration car j'ai choisi le coloris taupe d'Helium et que 3 magasins et un petit nuage au dessus de la tête plus tard, je n'ai pas trouvé l'exact uni coodonné et il n'existe pas chez petit pan ( là, c'est le désespoir ), j'ai fini par trouver un pis-aller, et là re-désespoir au moment de couper, il s'avère que le tissu est extensible ce que tellement obnubilée par l'accord de teinte, cette nouille de furette n'avait point vu. Je serre les dents et trouve comme parade de couper dans le biais pour avoir un tissu le moins étirable possible, parce qu'un gilet tout mou, c'est quand meme pas la classe.

A l'assemblage, pas spécialement de surprise, j'avais déjà fait des gilets, alors j'ai évité de me faire mal en essayant désespérément ( oui, il est beaucoup question de désespoir dans ce billet, mais ce n'est rien comparé au prochain ) de traduire les explications burdesques dans google traduction ou resverso et j'ai suivi le modus operandi du livre de couture japonaise Boys n' girls et son fabuleux gilet fermier dont je ne me lasse pas. Pas de difficulté particulière, mais une certaine appréhension pour les poches passepoilées que je n'avais jamais tenté, je salue au passage ce tuto parfait  qui m'a permis de passer le cap.

Au moment de l'essayage, je commençais à penser que je devrais me faire désenvouter, c'est beaucoup trop large dans le dos, c'est moche, dieu merci, je n'avais pas fermer le machin car j'ai du me résoudre ouvrir le bestiaux ( non pas le furet, le gilet ) pour lui faire de copieuses pinces dos, au pifometre au niveau de la hauteur et de la marge que je pouvais retirer sans désequilibrer le modèle. 

Somme toute, malgré cette accumulation de frustration pour un plan simple, je m'en suis sortie sans trop d'embuche, le résultat est franchement pas mal, j'aime le motif, la coupe est ajustée mais pas étriquée et il avait la classe mon furet ce week-end.

 

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